La chronique « Sang et Or » - Numéro 4

 

La chronique « Sang et Or » du Support’R Club

 

Numéro 4

Christian Bonnin supporte notre club depuis sa création en 1985 et est un fidèle du Support’R Club depuis plusieurs saisons. Alors forcément, vous vous doutez bien qu’il a des souvenirs en pagaille au moment d’évoquer avec lui, quelques moments marquants et des anecdotes, autour du MUC 72 et du Mans FC ! 

Extraits !

Je sais que tu apprécies beaucoup, Patrick Videira… 

« Quand il est arrivé au Mans, c'était juste après des années difficiles, une relégation vécue comme une injustice au moment du Covid et beaucoup de désillusions avec pourtant des coachs connus à la tête de l’équipe, qui n'ont pas vraiment fait d'étincelles. Seul Chabert avait fait renaître l'espoir et il a quitté le club, un peu à la surprise générale. Forcément lorsque Patrick est arrivé de N2, par sa proximité avec tous les supporters, le public, sa méthode, son humilité et sa gentillesse, il nous a un peu réconcilié après tant de moments de doutes, à souffrir de la situation de notre club » 

J’ai coutume de dire que le coach, est un peu le « sorcier manceau», à la fois atypique et un perfectionniste, comme on n’en fait plus aujourd’hui ! 

« C’est un peu tout ça à la fois. Pour l’avoir observé quelquefois à l’entrainement, on a très vite compris que c’était un gros bosseur, proche de ses joueurs et surtout un compétiteur dans l’âme. Il a fallu un peu de temps avant que la greffe prenne. Bien malin celui qui aurait cru à la mi saison que ça prendrait ainsi. Mais il n'a rien lâché et a toujours cru en lui, son staff, son travail et ses joueurs. La suite on la connaît tous : extraordinaire ! »

Supporter du MUC 72 depuis ton plus jeune âge, tu as également pratiqué le football sur le terrain et sur le banc de touche toi aussi ?

« J'ai commencé à jouer au foot à l'ES Connerré, le club de ma commune vers l’âge de 9/10 ans mais je me rappelle taper dans le ballon bien avant, avec les minimes cadets du club et mon frangin Gérard, sur le terrain de hand du collège. J'ai fait toutes les catégories, de pupille à junior première année puis, je suis parti à l'US Breilloise en seniors où j'ai joué deux saisons avant de devoir arrêter. Ne pouvant plus pratiqué, je me suis alors dirigé vers le coaching avec les jeunes du Breil et une génération de gamins, que j’ai suivi des  U7 jusqu’au moins de 15 ans. Puis, je suis retourné au club de mes débuts à Connerré où je me suis occupé des U13 jusqu’aux seniors » 

Si je te dis Support’R Club  ?

« C’est simple, le Support'R Club c'est un état d'esprit où règne une certaine convivialité que l’on ne retrouve, nulle part ailleurs pour moi ! Certains sont là depuis le début en 1985, d’autres depuis la liquidation du club en 2013 et ils sont les garants de cette bonne ambiance, autour d’une équipe de bénévoles en or. » 

Peux-tu nous partager tes meilleurs de souvenirs de supporters ! 

« Toutes les montées ont été de très grands moments, notamment la toute première montée en L1 en 2003, avec une génération de joueurs exceptionnels mais les 3 dernières ont vraiment une saveur inégalable pour moi. Après avoir connu le dépôt de bilan, revenir de la DH à l’élite du football professionnel français, c'est tout simplement fantastique et peu de clubs ont réussi un tel exploit ! »  

A contrario, quelques déceptions, forcément tu as dû en connaitre quelques-unes ! 

« Les déceptions : Vannes et ce scénario de fou qui nous empêche de remonter en L1 en 2011 que je ne peux oublier alors que l’on avait vraiment le match en main, est l’une de mes plus grosses désillusions. La défaite contre Lens en demi-finale de Coupe de la Ligue à Bollée alors que l'on rêvait tous d'aller au Stade de France, tient une place importante dans mes souvenirs. Et enfin, la descente en National en 2020, injuste à mes yeux à cause du Covid. Les instances du football national nous ont coupé dans notre élan et il a fallu ramer 5 ans derrière pour retrouver la lumière. »

Peux-tu nous partager une anecdote vécue avec le MUC 72 ou Le Mans FC ! 

« Oui ! Un grand souvenir vécu avec le Support’R Club ! Le fameux déplacement à Marseille, rétrogradé administrativement en Super D2 en 1994 après avoir été sacré champion d’Europe. Je ne peux pas oublier cette date car j’étais à deux doigts de louper le car à cause d’un accident sur la route et ça m’avait donné quelques sueurs froides, je peux vous l’assurer !  

Au Vélodrome, Bernard Tapie débarqua dans notre tribune dans une ambiance à laquelle nous n’étions pas habitués. La victoire avec les deux buts de Patrick Van Kets et celui d’Emerick Darbelet, avait un peu précipité notre départ du stade ! Plus question de rester jusqu'à minuit là-bas comme c’était prévue au départ. La police nous avait gentiment escorté, direction l'air d’autoroute d'Aix en Provence pour nous éloigner de la cité phocéenne. Le dimanche matin, les deux cars de supporters s’étaient arrêtés près d’un café dans le Loir et Cher pour prendre une petite pause et la patronne, submergée par les demandes, courait dans tous les sens afin de pouvoir servir tout le monde ! Elle avait dévalisé les croissants de la boulangerie du coin. En ressortant, une Clio immatriculée « 13 » était passée devant nous, je peux vous dire qu’elle s’est faite secouer gentiment dans tous les sens par les supporters qui chantaient « on a gagné, on a gagné !!! » Le monsieur a dû avoir la peur de sa vie et nous une franche partie de rigolade car on s’en était donné à cœur joie ! Inoubliable ! » 

Christian, à travers ton portrait (qui paraitra plus tard au cours de la saison), on a pu évoquer ensemble, une anecdote assez croustillante qui serait impossible de refaire aujourd’hui !

« En compagnie de mon ami Éric, on avait pris nos mobylettes pour rejoindre le stade municipal afin d’assister à la rencontre entre le MUC 72 de Christian Gourcuff et la réserve du Football Club de Nantes, pour le dernier match de la saison 86/87. C’était un duel de haut de tableau de 3ème division et on avait vu toute la première période en tribune populaire au milieu de tout le monde et la seconde dans un endroit assez inédit, voire atypique que l’on n’aurait jamais imaginé et certainement interdit au public ! On avait vu toute la seconde mi-temps du match sur le toit de la tribune présidentielle, rien que ça ! On avait bien remarqué, que des gens empruntaient une porte un peu dérobée à la pause alors que nous étions à la buvette. Je me souviens encore dire à mon copain, "Allez viens, on monte et on verra bien" ! Ni une, ni deux, on ne s’est pas démonté et on a tenté notre chance pour se retrouver « incognito » avec 4/5 personnes dont Philippe Ferrand (entraineur de la réserve à l’époque et ancien grand joueur du l’USM et du SOM). Honnêtement je ne pensais pas que l'on allait rester, je croyais qu’on allait se faire pincer à un moment ou à un autre mais non ! Philippe Ferrand discutait à bâton rompu de football et décortiquait la rencontre, visiblement on avait gêné personne et ce fut le pied total, allongé sur le toit à plat ventre avec une vue imprenable sur la pelouse de Bollée ! » 

Enfin pour clore cette sympathique interview, aurais-tu un petit message à adresser à notre ancien président, Thierry Gomez ? 

« Je pensais sincèrement, qu'il resterait au moins une saison de plus au club. Ça me touche, de le voir partir alors que l'on retrouve l'élite. On peut tous lui adresser, un énorme merci, tellement le défi était immense lorsqu’il décida de reprendre notre club en 2016. Il a su ramener le club au niveau professionnel et cette montée en L1, en guise d'apothéose, est quelque part un très beau cadeau d’adieu. Il restera gravé à jamais dans la mémoire de tous les supporters. Merci pour tout Président » 

Cyril Yvon

La chronique « Sang et Or » - Numéro 3

  

La chronique « Sang et Or » du Support’R Club

Numéro 3 

« Merci pour tout ! »

 

« Voilà, c’est fini », ce refrain d’une célèbre chanson de Jean-Louis Aubert que tout le monde a déjà dû fredonner au moins une fois, n’aurait pas dit mieux à travers ce titre paru en 1989, sur son album Bleu Blanc Vert. C'est sans aucun doute, l'une des chansons phare, sinon la plus connue du répertoire solo de l’ancien chanteur du groupe « Téléphone »

C’est également de circonstance à chaque intersaison vécue au Mans FC, où c’est parfois un crève-cœur de voir partir des éléments, ayant contribué aux bons résultats de notre équipe favorite et qui plus est cette saison, avec la montée historique du Mans FC au plus haut niveau du football français !

On le sait tous, les joueurs les premiers et c’est le « jeu », parfois cruel mais la réalité du football d’aujourd’hui est ainsi et nous au Mans, nous avons le respect de l’institution et de notre entraineur Patrick Videira. Ces choix sont murement réfléchis et au Support’R Club, nous avons toujours coutume de dire, que chacun doit rester à sa place et jamais nous dérogerons à cette règle vitale et somme toute assez logique pour nous.

(Anthony Ribelin)

Le président préside, le coach entraine, les joueurs jouent et les supporters supportent. Cet adage est le garant de la bonne réussite de notre club et force de constater que chez nous, ça marche plutôt bien !

Bien évidemment, chacun ira de son opinion et on peut toujours discuter du sujet en long et en large mais si on est honnête envers nous-même, avouons que nous n’aurons jamais tous les aboutissants, pour décider à la place du club !

Qui aurait cru que « Rabi » aurait réaliser une telle saison ? Qui aurait misé sur Erwan Colas, miné par les blessures et revenu du diable vauvert pour porter l’attaque « Sang et Or », avec autant de réussite ? Qui aurait lancé dans le grand bain, Noa Boissé, notre pépite du centre de formation façonné par « Loulou Pignolet » en réserve et enfin qui aurait pu prévoir, le départ surprise de notre cher président, il y a quelques semaines ?

Grands artisans de cette accession en L1, le Président Gomez véritable chef d’orchestre de cette réussite, Sébastien Moncé, Isaac Cossier, Anthony Ribelin, Mathis Hamdi, Taylor Luvambo, Malang Gomes, Baptiste Guillaume, nous quittent pour de nouvelles aventures et une page se tourne aussi bien pour eux, que pour nous ! Yohann Feurprier quant à lui quitte son poste d’adjoint pour se consacrer au centre de formation de notre club.

(Isaac Cossier)

La fin d’une belle aventure et le début d’un nouveau chapitre. Et c’est avec beaucoup de gratitude que nous vous adressons une nouvelle fois, un grand « Merci pour tout » et tous nos souhaits pour la suite de votre carrière, que nous suivrons maintenant avec beaucoup d’attention !

Cyril Yvon

La chronique « Sang et Or » - Numéro 2

 

 

La chronique « Sang et Or » du Support’R Club

Numéro 2

Bénévole du Support’R Club

« Stéphane Coulon, le bénévole au grand cœur »

 

Il fallait bien commencer par quelqu’un et je m’efforcerai de vous les présenter, ces prochaines semaines, ces prochains mois, avec un grand plaisir, en fonction des évènements qui jalonneront notre club, pour son retour au plus haut niveau !

Place aujourd’hui, à notre ami Stéphane, connu de tous au sein de notre association et que les nouveaux adhérents apprendront à connaitre avec plaisir au cours de la saison, qui sera certainement surpris de se retrouver en pareil position mais qui pour moi, mérite amplement d’être mis en avant à cette occasion !

Ils sont nombreux et essentiels, même si ces derniers ne l’avoueront jamais par pudeur ou simplement par fierté… Et pourtant, leur présence est indispensable et n’a pas de prix, dans une société de consommation comme la nôtre.

Dans la famille Coulon, je demande le père ! Maryvonne son épouse (la trésorière), Clément son fils (le coprésident), Corentin le neveu (le community manager), mon curseur s’arrête enfin sur la personne tant recherchée, Stéphane. Connu amicalement par son surnom « Fanou », voici le Monsieur à tout faire du Support’R Club.

Et le fait de le mettre en avant, plus qu’une autre personne, est loin d’être galvaudé et tout sauf le fruit du hasard. Véritable passionné, il ne compte pas son temps pour apporter son expérience, au bon fonctionnement de son association de cœur, lui, le spécialiste de la restauration, reconnu pour ses talents de fin gourmet.

Traiteur de métier, c’est simple il organise sa vie professionnelle, bien rempli au demeurant, en parallèle de la vie de sa seconde famille et des rencontres du Mans FC, c’est dire que son planning ressemble parfois à celui d’un ministre ! Mais comme tout bénévole, la passion l’emportera toujours sur les petits tracas du quotidien. Il est rare de voir ce dernier de mauvaise humeur, lui le bout en train, jamais avare de blagues potaches dont il a le secret !

Disponible et souriant, Il arrive pourtant très souvent au stade, bien après tout le monde et repart sitôt la rencontre terminée sans jamais rechigner, pour préparer le repas des supporters, et ce sans jamais se plaindre.

Car pour cet homme du terroir, il est né et a vécu toute son enfance dans le Nord Sarthe du côté de Marolles les Brault, attaché aux valeurs que lui ont transmis ses parents, un couple très impliqué au sein de leur village natal dont le papa a été conseiller municipal de sa commune durant plusieurs années, en plus de présider aux destinées de l’AS Nouans.

La passion de ce quinquagénaire bon teint, était tout autre avant d’attraper le virus du football, puisque ce dernier suivait bien plus assidument, les performances et les exploits des Raymond Poulidor, Bernard Hinault et autres champions tricolores, à travers la petite reine et le mythique tour de France.

Sans avoir pratiqué cette discipline, c’est pourtant bien le cyclisme qui le passionnera pendant des années avec notamment, un certain Laurent Brochard, notre champion du monde Sarthois, que Stéphane suivra aux quatre coins de l’hexagone et dont il est resté d’ailleurs très proche, encore aujourd’hui. Par la suite, il a d’ailleurs été président du club des supporters de Maryan Hary, cycliste professionnel originaire de Beaumont-sur-Sarthe.

Et puis le MUC 72 arrivera tout doucement au sein de son foyer, accompagnant timidement son fils au stade Léon Bollée, avant que le virus et de belles rencontres, ne le fasse bifurquer pour de bon vers les couleurs « Sang et Or » du temps où le MUC 72 et ses stars de l’époque, Daisuke Matsui, Romaric et autre Laurent Bonnart, brillaient de mille feux !

Et puis l’histoire du Mans FC s’assombrira, en même temps que ses problèmes financiers le fit plonger inexorablement en enfer au début des années 2010, entrainant dans son sillage, des partenaires et de ce fait l’association du Support’R Club. Privé de local pour accueillir ses adhérents dès lors que notre club entra au MMArena, amputé de ses principales ressources (buvette, vente gadget, etc…), la chute fut brutale lorsque la sentence tomba comme un couperet, sans possible recours. 

Peu de personnes pointèrent le bout de leur nez, pour se relever les manches et trouver des solutions pour sortir de cette ornière, sauf un petit groupe d’irréductibles, qui n’en menait pas large à vrai dire devant l’étendue des dégâts.

Si le Support’R Club a su se relever et traverser tant d’épreuves pour retrouver la lumière et continuer d’exister, encore et toujours, il le doit en partie à des personnes comme Stéphane et Maryvonne, qui ont su relever avec brio, un challenge assez gigantesque et combien audacieux, pour ne pas laisser l’association historique des supporters du Mans FC dans l’embarras et promis à une mort certaine à cette époque.

Pour votre dévouement et votre gentillesse au quotidien, encore mille merci !

Cyril Yvon

La chronique « Sang et Or » - Numéro 1

 

La chronique « Sang et Or » du Support’R Club

Numéro 1

« Le bénévole, une denrée rare en voie de disparition » 

 

Dans chaque association, ils sont présents dans l’ombre et la lumière, et sans que chacun s’en rende vraiment compte leur présence capitale. Et pourtant ils sont primordiaux au bon déroulement de chaque rencontre, que ce soit dans l’Arena, mais surtout les soirs de match, au local du Support’R Club.

Ils sont le cœur du réacteur, le poumon de la vie associative et on ne les valorise jamais assez, mais au fond et ne l’oublions pas, sans eux, rien de tout ça ne pourrait exister et d’ailleurs, ils ne demandent jamais rien ou si peu !

Leurs tâches ne sont pas toujours des plus faciles. Ils ne sont certes pas toujours parfaits mais font de leur mieux pour vous accueillir avec le sourire et ces qualités-là ne peuvent se mesurer, tellement elles sont uniques, un peu comme un diamant brut à préserver.

Ils travaillent sans relâche pour satisfaire au mieux les nombreux adhérents de notre association, toujours plus nombreux, rencontre après rencontre, ce qui, sachez-le, est une réelle motivation et une satisfaction incommensurable ! Vous voir vous rassembler, observer vos regards, votre joie de vous retrouver autour de nos belles couleurs « Sang et Or », n’a pas de prix et nous avons déjà hâte de tous vous revoir dès la saison prochaine.

Retrouver dans quelques semaines, le goût de la Ligue 1 et ses grandes soirées de football s’annoncent d’ores et déjà passionnantes mais les héros, au-delà de nos joueurs, les vrais, restent et resteront les fidèles bénévoles du Support’R Club. Une fois n’est pas coutume, on ne peut que vous dire tout simplement un énorme MERCI !

Et si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à venir donner un peu de votre temps pour les aider, suivant vos disponibilités, ne dit-on pas « plus on est de fous, plus on rit ! »

Et si cet argument ne suffisait pas à vous convaincre, « Être bénévole ça permet aussi de rencontrer de nouvelles personnes et de discuter avec des gens que l'on ne voit pas tous les jours autour d’une passion commune en l’occurrence, notre club et notre équipe du Mans FC ! » Donc plus d’hésitation à avoir, venez nous rejoindre et nous rencontrer pour en moins échanger, ça ne coute rien et en plus c’est totalement gratuit !

Le Support’R Club a besoin de vous et remercie très chaleureusement tous ses bénévoles, qui ont fait de cette saison, un moment unique et magnifique !

Cyril Yvon

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